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| 17/11/2006 |
| STAMPA - Dauphiné Libéré, C.S. (Montélimar, 17/11/2006) |
| A Naples autrement |
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Sur fond de scène en rouge et noir, quelques mots d’Antonio Gramsci en 1920 (…). Le ton est donné. A l’auditorium, le récital de Neapolis Ensemble ne sera pas une roucoulade sirupeuse pour oreilles en goguette. Mais une balade populaire dans l’histoire et la vraie vie de Naples. Enchanté par cinq musiciens hors pair aux percussions, violoncelle, guitares, mandolines et flûtes et une petite dame brune, un chant de vie lumineux et meurtri. Des ritournelles et rythmes qui tournent et virent pas toujours rieurs. Qui oscillent en villanelles et tarentelles, entre gravité et légèreté. Bras ailés, rageurs ou caressants, pas nus et dansants, voix suave aux chatoyantes rondeurs, Maria Marone fait résonner la sensuelle minéralité de la langue italienne. Avec simplicité et naturel, ses compagnons font vibrer la démesure napolitaine. Conquis, le public en redemande. |
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