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| 15/09/2006 |
| STAMPA - Le Figaroscope, Jacqueline Thuilleux (Parigi, 15/09/2006) |
| Neapolis, un oiseau rare qui se nourrit de villanelles et tarentelles. |
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Voici le précieux manifeste d’un monde occulté par une dure histoire. Tous les rythmes, toutes les mélodies qu’égrène la voix fruitée de Maria Marone disent sur un ton léger ou piquant, les drames d’une Italie du Sud qui semble aujourd’hui vouée à la pauvreté.
Massacres du XIXe, terribles souvenirs de l’occupation espagnole, tout s’y enchaîne l’air de rien, comme si la musique était le dernier morceau de pain des déshérités.
Rien de râpeux comme dans les chants corses ou sardes, mais une grâce meurtrie qui en a fait l’une des rencontres les plus attachantes du Festival d’Île-de-France.
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